Annexe 6

 

 

 

 

Éthique et  urgences – Réflexions et recommandations de la

Société Francophone de Médecine d’Urgence.

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 Synthèse des recommandations (Extraits)

 

1. La responsabilité du médecin des urgences

L’urgence risque de masquer la dimension éthique du problème de santé du patient.

Paradoxalement, c’est souvent à partir de ce moment aigu, que l’interrogation éthique surgit dans l’histoire du patient. Le médecin urgentiste a le devoir d’interroger cette dimension de sa pratique,  malgré  les  nombreuses  contraintes  liées  à l’urgence.

2. La chaîne éthique

Elle est une exigence de la médecine d’urgence. Elle doit être activée en même temps que la chaîne de survie. Une  médecine « éthique »  en  situation d’urgence ne peut être le fait d’un exercice autarcique et isolé. Elle consiste à trouver la « juste » mesure en tenant compte des circonstances, des conséquences prévisibles et des repères communs des personnes concernées avec leur histoire, leurs ressources, leurs limites…

Elle doit donner à chaque maillon toute sa place : au malade, à sa famille, à son entourage, aux professionnels de santé qui concourent à la prise en charge avant et après le SU. Elle permet de le soulager d’un fardeau qui trop souvent ne repose que sur lui. La réflexion et les prises en charge gagneraient en sérénité et en dignité.

Une amélioration globale ne peut être attendue que par une   sensibilisation  active   profonde   de   la   société actuelle, à laquelle la SFMU doit participer par son rôle d’information et de proposition.

De plus, des améliorations ponctuelles au sein de la profession auraient des  résultats peut-être modestes mais déjà tangibles.

3. Attitude et comportement

L’éthique ne se réduit pas au choix de la mise en œuvre ou non de techniques de réanimation. Elle passe, de façon plus décisive et plus prégnante, par un savoir- faire lié à un savoir-être de chacun des membres de l’équipe soignante et de celle-ci dans son ensemble. Information, connaissance des souhaits du patient et de son entourage, consentement sont un des préalables à la décision.

4. Communication et dialogue

La personnalisation du soin, la qualité de la communication entre collègues et le dialogue avec le malade et son entourage sont indispensables pour créer ou maintenir une « chaîne de confiance » qui apparaît en filigrane derrière la chaîne éthique.

5. Prendre le temps                                                      

Agir  vite,  aller  à  l’essentiel  ne  signifient  pas  se précipiter.  Des  moyens  techniques  de  soutien somatique, si possible non invasifs, peuvent être utilisés pour se donner le temps d’appréhender le malade dans sa  globalité et  clarifier le plan de  soins adapté aux valeurs de chacun et son acceptabilité par le patient, ses proches et l’ensemble de l’équipe soignante.

 

http://www.sfmu.org/upload/consensus/rbpc_ethique.pdf  -  page 11

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