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3 – RECOMMANDATIONS des EXPERTS

 

Titre intérêt

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«c’est la relation à l’autre qui fait la grandeur et la difficulté de la profession de soignant».

(Colette MONTEE-AUBREE, psychologue)

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Préliminaire

Simple

Cliquez sur les liens ci-dessous pour visualiser les sites

(**)http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/charte_a4_couleur.pdf (chapitre 2 – page 6)

(**)  - https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-01/plaquette_maltraitance_v3.pdf (Paragraphe 3 – page  2)

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SFMU Ethiqu et urgences

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Pour aller plus loin – article complet : http://www.sfmu.org/upload/consensus/rbpc_ethique.pdf

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La triade aux urgences

(Mémoire de fin d’études  de POURQUIER Pauline – 1er prix)

https://www.macsf-exerciceprofessionnel.fr/content/download/10482/107128/version/1/file/M%C3%A9moire%20de%20Pauline%20POURQUIER.pdf

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EXTRAITS

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Des études épidémiologiques à grande échelle ont démontré que le support social jouait un rôle déterminant dans la modulation des réactions de stress. Selon Monique FORMARIER (1), concernant le soutien social, il s’agirait d’une relation triangulaire plaçant le soignant entre le patient et son entourage afin « d’aider et de soutenir un patient à mobiliser toutes ses ressources (physiques, psychologiques, émotionnelles, cognitives, matérielles…) pour qu’il fasse face à sa situation, pour qu’il conserve sa dignité, pour alléger sa souffrance ». L’absence d’entourage auprès du patient ne peut que majorer son angoisse.

 La relation à l’autre qui l’accompagne constitue pour la personne malade son plus sûr rempart contre le stress, la peur, l’abandon, la maladie.(2)

 Les services d’urgences sont souvent considérés comme des services dits «techniques». Pourtant les soins relationnels y tiennent une place importante. En effet, un patient aux urgences est un malade installé sur un brancard qui attendra de nombreuses heures, de sa consultation par l’Infirmière d’Accueil et d’Orientation (IAO) à l’annonce du diagnostic et aux mesures mises en place. Les motifs d’hospitalisation peuvent être source d’inconfort, de douleur, de mal-être. Il faut ajouter à la souffrance physique une souffrance morale générée par un univers inconnu, la promiscuité, le bruit, l’anxiété du diagnostic. D’une manière générale, la situation d’hospitalisation génère de l’anxiété, qui peut être soulagée par la présence des proches. La personne malade ou accidentée peut subir un traumatisme supplémentaire si au cours de l’hospitalisation, des soins ou des investigations, les soignants lui imposent la séparation d’avec ses proches. Il existe donc une part importante de technique mais également de relationnel pour tenter de diminuer cette angoisse.

 Fabie DUHAMEL, professeur en sciences infirmières, montre la nécessité de changer de regard sur les familles. Dans son livre : La santé et la famille – une approche systémique en soins infirmiers, elle nous dit : « Les professionnels de santé ont trop longtemps considéré la famille comme une extension du patient, au lieu de voir dans le patient une extension de la famille » (Montréal : Editions Gaëtan Morin ; 1995 ; pages 18-19). Il semble que les accompagnants doivent être intégrés à la prise en charge du patient. Dans le contexte des urgences, la première étape de l’intégration consiste à faire entrer les accompagnants dans les boxes auprès des patients. Ceux-ci se sentiront alors moins «exclus» de la prise en charge, et le patient pris en compte dans sa globalité. Par la suite, cette intégration physique des proches peut évoluer en intégration à part entière et prendre la forme d’un partenariat.

 Hélène Lefebvre, professeure en sciences infirmières, définit le partenariat comme « l’association d’une personne, de ses proches, des infirmières, qui reconnaissent leurs expertises et leurs ressources réciproques dans la prise de décision par consensus visant la réalisation du projet de vie de la personne« . Dans le contexte d’une hospitalisation au service des urgences, le partenariat évoque la triade constituée par le patient, les soignants et le ou les accompagnants qui vont décider ensemble des actions à mener par la suite. La décision sera alors collégiale (un groupe d’individus, sans hiérarchie entre eux, et qui possèdent des compétences communes). Ce partenariat et cette décision commune sont possibles parce que la vision d’une médecine paternaliste s’estompe au profit d’un partage des connaissances et des responsabilités entre patients et professionnels de santé. Il s’agit ainsi, pour le soignant, de créer une relation avec les autres protagonistes afin de les amener à prendre la meilleure décision pour le patient.

 Il est du rôle du soignant de penser les soins en triade et non plus en dyade comme c’est souvent le cas. En effet, comme le notait Walter HESBEEN en 1997(4), le soin infirmier peut être défini comme «une attention particulière portée par un infirmier ou une infirmière à une personne ou à ses proches en vue de leur venir en aide dans la situation qui est la leur». Depuis 2001, est né le concept de proximologie, qui consiste à ne plus se centrer uniquement sur le patient mais «d’envisager l’entourage du patient comme l’un des éléments déterminants de son environnement et de l’efficacité des soins» (5). La proximologie s’intéresse alors à la relation entre la personne malade et ses proches. Concernant initialement les pathologies chroniques et les personnes dépendantes, la proximologie, par certains aspects, pourra toutefois être partiellement transposée à notre étude au service des urgences. Il semble important de considérer les proches comme «une extension du patient». Aussi, et comme nous l’avons vu, la dyade devient triade. Quels sont les avantages de ce changement de la conception du soin ? La relation soignant-soigné est une relation asymétrique, où le soignant (debout) a le savoir et le pouvoir sur le patient (couché), faible, souffrant et impuissant face à la maladie. La présence d’un proche qui ferait le lien de l’un à l’autre des protagonistes et pourrait retranscrire l’information du patient au soignant (et vice-versa) semble alors bénéfique(6).

 Les proches peuvent mettre en place des mécanismes de défense pour faire face à leurs réactions (anxiété, culpabilité, …). De plus, les accompagnants, au même titre que les patients, ont certains besoins. Parmi ceux-ci, le besoin d’information, le besoin de présence auprès du malade, le besoin de relation, d’accompagnement, le besoin d’être rassurés. L’accès aux « connaissances médicales » via les nouvelles technologies peut majorer l’angoisse et le besoin d’information, les patients et leurs proches pouvant avoir certaines représentations (parfois erronées) concernant leurs symptômes. Ils doivent alors être accompagnés afin de dépasser leurs sentiments et soutenir au mieux les patients.

 La présence et le rôle de l’entourage sont des éléments déterminants de l’environnement du patient, donc de l’efficacité des soins et de sa prise en charge

 La relation au sein de la triade soignant-soigné-famille est très importante pour une qualité des soins optimale. De nombreux établissements de soins l’ont compris, et cherchent alors à l’améliorer, d’autant plus que l’analyse de la satisfaction des usagers s’inscrit dans la démarche d’accréditation de l’HAS (référence 51 du manuel V2010).

 

(1) – Monique FORMARIER : Enseignante à l’Institut international supérieur de formation des cadres de santé de Lyon (en 1988). – Rédactrice de la revue Recherche en soins infirmiers (en 2010)

(2) – JOUBLIN H. Le proche de la personne malade dans l’univers des soins : enjeux éthiques de proximologie page 225

(3) – THIBAULT – WANQUET P., Les aidants naturels auprès de l’adulte à l’hôpital, page 43-44

(4)  – Walter Hesbeen est infirmier et docteur en santé publique, responsable pédagogique du gefers (Groupe francophone d’études et de formations en éthique de la relation de service et de soin), Paris et Bruxelles, et professeur invité à l’université catholique de Louvain (Belgique). Il est également rédacteur en chef de la revue Perspective soignante.

(5) – Monique FORMARIER : Concepts en soins infirmiers , 2ème édition

(6) – JOUBLIN H., Le proche de la personne malade dans l’univers des soins : enjeux éthiques de proximologie, Toulouse, édition ERES, 2010, 311 pages – page 244

ENCORE UN PEU DE PATIENCE

CETTE PAGE EST EN COURS DE CONSTRUCTION.

Vous y découvrirez, dans quelques temps, les avis des experts ainsi que ceux de plusieurs  organisations.

Comme vous pourrez le constater, ils convergent tous.

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